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mardi 23 février 2010

Salvador de Bahia

A Salvador de Bahia, l'influence des cultures Africaines est forte, très forte.
Le quartier de Pelourinho par exemple est un mélange incroyable d'architecture coloniale et de croyances afros, de modes de vie métissés.
Il existe à Salavador (de Bahia) une église pour chaque jour de l'année ou presque, on en dénombre 360.
Les maisons du quartier piéton de Pelourinho sont toutes peintes de couleurs vives, jaune, vert, bleu... Fruits architecturaux récemment remis en état par des subventions pour sortir le quartier de sa déliquescence, on y trouve des boutiques de souvenirs, des peintres Bahiens, des artistes plasticiens se promenant, pour l'un d'eux, en armure, tel un fantôme masqué, le long des rues gorgées de gringos mais aussi d'enfants, de jeunes vendeurs, de femmes élégantes vêtues de costumes traditionnels et de petits voleurs, arnaqueurs en tous genres.
Des groupes de Capoeira jouent souvent sur la place Da sé, des sculptures vivantes sont également présentes, un peu comme dans tout lieu touristique.
L'ambiance est un peu tendue mais agréable en même temps.
Il y a toujours de la musique, partout, de jour comme de nuit, des gens marchent en dansant, en chantant les tubes brésiliens du moment (pagode) où les classiques de samba. La musique Brésilienne est très riche car très mixée, elle combine des rythmes venus d'un peu partout.
Il faut faire attention quand la nuit tombe, le quartier devient dangereux, vraiment dangereux si l'on n'a pas de chance, assassinats courants parait-il, les vols sont quotidiens bien entendu. Ceci dit, si l'on reste avec des locaux et que l'on est un peu prudent, que l'on évite les gens trop saouls et que l'on ne se balade pas dans des rues sombres, tout va bien et le quartier est des plus agréables.
J'aime pour ma part, ce bordel incroyable, voir de toute sorte de personnes créer un monde de mixité ethnique, sociale, culturelle.
Les Bahiens sont des personnes hyper ouvertes, d'une sympathie immédiate et époustouflante.
Les échanges se font toujours avec des sourires, des mots gentils, des échanges de compliments. Les Bahiens sont aussi des gens très curieux, ils posent beaucoup de questions, relancent toujours les conversations et se soucient des autres. Je trouve ici une sorte de vie sociale "normale", un endroit où les gens sont heureux de vivre ensemble, malgré les difficultés.
Il y a une sorte d'équilibre des forces, de bienveillance divine, une sorte de spiritualité partagée qui donne à cette ville la même magie que Cusco au Pérou.
Le Brésil est un pays où l'éducation est développée, ainsi on peut parler de tout avec les personnes que l'on rencontre en ville.
Le Brésil... en fait il en existe plusieurs, trois ou quatre... le sud et Sao Paolo, Rio, Bahia et le nord est. Plus l'on monte vers le nord, plus les populations sont ancrées dans une culture Africaine. L'illettrisme est encore très présent, suivant l'endroit où l'on se trouve.
Il vaut mieux ici comprendre le Portugais et le parler, au moins de façon sommaire, car peu de Brésiliens parlent une autre langue.
J'aime pour ma part la musique de ce parlé chanté toujours accompagné de mouvements corporels accentués, chose qui facilite beaucoup la compréhension, si ce n'est des mots, toujours des situations.

Les métissages créent, non pas une uniformisation mais bel et bien des caractères physiques incroyables.
Ainsi il n'est pas rare de croiser des personnes noires avec des yeux verts, des métisses aux yeux jaunes miel, des corps d'athlètes africains à la couleur simplement halée, des femmes jaunes (héritage de mélange africano-européen) aux yeux châtaignes presque noirs.
Des frères et sœurs peuvent être de couleurs différentes, c'est courant ici, très improbable en Europe.
Les femmes portent leurs corps en église, elles le respectent et le mettent en valeur. Ainsi, même une femme au corps considéré par le dictat des magazines comme étant gros, devient ici un corps comme les autres avec des particularités à mettre en valeur.
Les femmes se sentent bien, elles mangent bien, dansent beaucoup et ont une manière de se déplacer, de se mouvoir, associée à une confiance saine, qui les rend belles simplement. Toutes sont musclées et ont un rapport au sol équilibré, les hommes aussi, mais j'avoue moins les regarder.

Les plages sont des espaces magiques pour moi ici car elles offrent l'océan et la chaleur. On peut donc se baigner dans une eau à 28° ou plus en jouant dans les vagues et en attendant la prochaine marée, découvrant les huîtres sauvages, les algues odorantes et les rochers affleurants.
Ceci en sirotant une bière "estupidamente gelada", littéralement "stupidement gelée", que les brésiliens consomme par caisses entières. Il n'est pas rare de voir 10 bouteilles de bière d'un litre sur une table après une journée de plage... pour trois personnes.
Cela parait incroyable, mais ici, par exemple je bois personnellement au moins 4,5 litres de liquide pour être bien par jour (sans grande activité physique, sinon c'est le double), beaucoup d'eau de coco, qui hydrate très bien. La chaleur est forte. Si l'absorption de liquide est suffisante, aucun soucis de maux de tête ni de gêne quelconque, pas de fatigue ni quoi que ce soit, il faut juste "mettre à niveau" son organisme pour que la machine fonctionne en rapport avec l'environnement.

La vie ici semble simple, elle est différente. Des essentiels ont été conservés, la chaleur humaine et les paysages rendent vraiment les gens heureux, la complexité est ensuite d'ordre pécunière, la vie au Brésil est chère, parfois au même niveau qu'en France si on exclue l'immobilier et le système D spécifique, alors que le salaire moyen mensuel brut au Brésil est de 1.113 BRL (573 USD), soit la valeur du RMI en France...
Les gens n'ont pas d'argent et il en faut beaucoup pour atteindre un niveau matériel européen.
Les valeurs sont donc placées ailleurs.
Le pays souffre aussi de beaucoup de corruption, d'une lenteur administrative incroyable, d'un taux d'imposition très élevé.

Pour oublier tout ça, il y a la bonne humeur, la chaleur, la facilité des contacts, les fêtes sur les plages où l'on danse jusqu'à l'aube le week-end, les parties de foot alors que le ciel devient pourpre et la douce humidité du soir qui nimbe les corps du fantôme de la journée.
Cet endroit est splendide comme la mer,  mystérieux, imprévisible, beau, calme et contradictoire.

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Qui êtes-vous ?

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Formateur et conseil en communication sur mesure. En savoir plus sur mon profil pro Facebook : Stéphane lemaire Leonard Interventions en entreprises et en écoles de commerce : Médias, communication, marketing et rédaction publicitaire, management, accompagnement à l'équilibre des systèmes, communication interpersonnelle et culture générale. Co-fondateur, associé et dirigeant du "Cabinet de curiosité" (Groupe de communication) jusqu'à fin 2008. Féru d'art (Master de l'école des Beaux Arts) et d'histoire (études d'agrégation) ; Passionné d'arts martiaux "d'accompagnement" (Aïkido, Capoeira). Un très fort intérêt pour les croyances et cultes ainsi que les sciences. Diplômé de l'école de massage Thaïlandais de Chiang Maï. Pratique de l'hypnose et auto-hypnose comme outils de reprogrammation mentale. Auteur, je suis également chroniqueur culturel pour "mon œil" de TéléNantes et rédacteur sur suite101.fr Je me consacre également à la conception de programmes culturels trans-médias. Interventions en français, anglais, espagnol, portugais (du Brésil).