A Salvador de Bahia, l'influence des cultures Africaines est forte, très forte.
Le quartier de Pelourinho par exemple est un mélange incroyable d'architecture coloniale et de croyances afros, de modes de vie métissés.
Il existe à Salavador (de Bahia) une église pour chaque jour de l'année ou presque, on en dénombre 360.
Les maisons du quartier piéton de Pelourinho sont toutes peintes de couleurs vives, jaune, vert, bleu... Fruits architecturaux récemment remis en état par des subventions pour sortir le quartier de sa déliquescence, on y trouve des boutiques de souvenirs, des peintres Bahiens, des artistes plasticiens se promenant, pour l'un d'eux, en armure, tel un fantôme masqué, le long des rues gorgées de gringos mais aussi d'enfants, de jeunes vendeurs, de femmes élégantes vêtues de costumes traditionnels et de petits voleurs, arnaqueurs en tous genres.
Des groupes de Capoeira jouent souvent sur la place Da sé, des sculptures vivantes sont également présentes, un peu comme dans tout lieu touristique.
L'ambiance est un peu tendue mais agréable en même temps.
Il y a toujours de la musique, partout, de jour comme de nuit, des gens marchent en dansant, en chantant les tubes brésiliens du moment (pagode) où les classiques de samba. La musique Brésilienne est très riche car très mixée, elle combine des rythmes venus d'un peu partout.
Il faut faire attention quand la nuit tombe, le quartier devient dangereux, vraiment dangereux si l'on n'a pas de chance, assassinats courants parait-il, les vols sont quotidiens bien entendu. Ceci dit, si l'on reste avec des locaux et que l'on est un peu prudent, que l'on évite les gens trop saouls et que l'on ne se balade pas dans des rues sombres, tout va bien et le quartier est des plus agréables.
J'aime pour ma part, ce bordel incroyable, voir de toute sorte de personnes créer un monde de mixité ethnique, sociale, culturelle.
Les Bahiens sont des personnes hyper ouvertes, d'une sympathie immédiate et époustouflante.
Les échanges se font toujours avec des sourires, des mots gentils, des échanges de compliments. Les Bahiens sont aussi des gens très curieux, ils posent beaucoup de questions, relancent toujours les conversations et se soucient des autres. Je trouve ici une sorte de vie sociale "normale", un endroit où les gens sont heureux de vivre ensemble, malgré les difficultés.
Il y a une sorte d'équilibre des forces, de bienveillance divine, une sorte de spiritualité partagée qui donne à cette ville la même magie que Cusco au Pérou.
Le Brésil est un pays où l'éducation est développée, ainsi on peut parler de tout avec les personnes que l'on rencontre en ville.
Le Brésil... en fait il en existe plusieurs, trois ou quatre... le sud et Sao Paolo, Rio, Bahia et le nord est. Plus l'on monte vers le nord, plus les populations sont ancrées dans une culture Africaine. L'illettrisme est encore très présent, suivant l'endroit où l'on se trouve.
Il vaut mieux ici comprendre le Portugais et le parler, au moins de façon sommaire, car peu de Brésiliens parlent une autre langue.
J'aime pour ma part la musique de ce parlé chanté toujours accompagné de mouvements corporels accentués, chose qui facilite beaucoup la compréhension, si ce n'est des mots, toujours des situations.
Les métissages créent, non pas une uniformisation mais bel et bien des caractères physiques incroyables.
Ainsi il n'est pas rare de croiser des personnes noires avec des yeux verts, des métisses aux yeux jaunes miel, des corps d'athlètes africains à la couleur simplement halée, des femmes jaunes (héritage de mélange africano-européen) aux yeux châtaignes presque noirs.
Des frères et sœurs peuvent être de couleurs différentes, c'est courant ici, très improbable en Europe.
Les femmes portent leurs corps en église, elles le respectent et le mettent en valeur. Ainsi, même une femme au corps considéré par le dictat des magazines comme étant gros, devient ici un corps comme les autres avec des particularités à mettre en valeur.
Les femmes se sentent bien, elles mangent bien, dansent beaucoup et ont une manière de se déplacer, de se mouvoir, associée à une confiance saine, qui les rend belles simplement. Toutes sont musclées et ont un rapport au sol équilibré, les hommes aussi, mais j'avoue moins les regarder.
Les plages sont des espaces magiques pour moi ici car elles offrent l'océan et la chaleur. On peut donc se baigner dans une eau à 28° ou plus en jouant dans les vagues et en attendant la prochaine marée, découvrant les huîtres sauvages, les algues odorantes et les rochers affleurants.
Ceci en sirotant une bière "estupidamente gelada", littéralement "stupidement gelée", que les brésiliens consomme par caisses entières. Il n'est pas rare de voir 10 bouteilles de bière d'un litre sur une table après une journée de plage... pour trois personnes.
Cela parait incroyable, mais ici, par exemple je bois personnellement au moins 4,5 litres de liquide pour être bien par jour (sans grande activité physique, sinon c'est le double), beaucoup d'eau de coco, qui hydrate très bien. La chaleur est forte. Si l'absorption de liquide est suffisante, aucun soucis de maux de tête ni de gêne quelconque, pas de fatigue ni quoi que ce soit, il faut juste "mettre à niveau" son organisme pour que la machine fonctionne en rapport avec l'environnement.
La vie ici semble simple, elle est différente. Des essentiels ont été conservés, la chaleur humaine et les paysages rendent vraiment les gens heureux, la complexité est ensuite d'ordre pécunière, la vie au Brésil est chère, parfois au même niveau qu'en France si on exclue l'immobilier et le système D spécifique, alors que le salaire moyen mensuel brut au Brésil est de 1.113 BRL (573 USD), soit la valeur du RMI en France...
Les gens n'ont pas d'argent et il en faut beaucoup pour atteindre un niveau matériel européen.
Les valeurs sont donc placées ailleurs.
Le pays souffre aussi de beaucoup de corruption, d'une lenteur administrative incroyable, d'un taux d'imposition très élevé.
Pour oublier tout ça, il y a la bonne humeur, la chaleur, la facilité des contacts, les fêtes sur les plages où l'on danse jusqu'à l'aube le week-end, les parties de foot alors que le ciel devient pourpre et la douce humidité du soir qui nimbe les corps du fantôme de la journée.
Cet endroit est splendide comme la mer, mystérieux, imprévisible, beau, calme et contradictoire.
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mardi 23 février 2010
jeudi 18 février 2010
Impressions de carnaval
A Rio de Janeiro, le soir sur la plage, quand le soleil passe derrière la colline du Pao de Azucar, tous les hommes se lèvent pour se tourner vers l'astre qui les a chauffé toute la journée.
Les applaudissements et les hourras, les cris d'hommage emplissent le ciel qui rougeoie d'humilité. C'est beau simple et essentiel.
Ensuite, la nuit prend les esprits dans ses bras et les emporte vers les fêtes, les rires et les danses.
Les tambours grondent et fracassent, ils rythment et accentuent, fond tourner les têtes et les cœurs. Les danseurs jubilent sourient en tournant, en dansant des sambas belles, joyeuses et magnifiques. Les corps se rapprochent, les âmes se lient dans un grand tout dédié au bonheur d'être ici et maintenant, le reste s'envole avec les fumées des brochettes.
Par ici un groupe de capoeiristes joue, le niveau est très élevé, des acrobaties incroyables (saut à plus de deux mètres d'altitude) alternent avec l'invitation à qui veut jouer de rentrer dans la ronde.
Là, des couples s'enlacent, ici une équipe de football travestie se chamaille gentiment pour savoir qui de Pelé, Maradona ou Zizou est le meilleur joueur du monde, tout en arrêtant les passants juste pour parler, échanger et rire.
Sur la pointe d'Ipanema, des pêcheurs pêchent au filet, les enfants se pressent à chaque remontée pour récupérer des sardines données de bon cœur par les hommes à ceux qui veulent. Les cris de surprise, l'analyse d'un poisson par un gamin est toujours aussi touchante, on le sent, on le regarde, on touche ses écailles, avant de le mettre délicatement dans un sac, comme pour ne pas le blesser.
Des jeunes femmes discutent devant ce spectacle, .
Les sons des "Blocos", des chars, des bandes, parviennent sur les fréquences sonores suffisamment puissantes, les basses, quelques pics de médiums.
La nuit se pose comme un libellule sur une terre chaude, elle approche, se pose et continue à battre des ailes jusqu'à s'installer pour un temps, parfois au-delà du lever du jour.
Les applaudissements et les hourras, les cris d'hommage emplissent le ciel qui rougeoie d'humilité. C'est beau simple et essentiel.
Ensuite, la nuit prend les esprits dans ses bras et les emporte vers les fêtes, les rires et les danses.
Les tambours grondent et fracassent, ils rythment et accentuent, fond tourner les têtes et les cœurs. Les danseurs jubilent sourient en tournant, en dansant des sambas belles, joyeuses et magnifiques. Les corps se rapprochent, les âmes se lient dans un grand tout dédié au bonheur d'être ici et maintenant, le reste s'envole avec les fumées des brochettes.
Par ici un groupe de capoeiristes joue, le niveau est très élevé, des acrobaties incroyables (saut à plus de deux mètres d'altitude) alternent avec l'invitation à qui veut jouer de rentrer dans la ronde.
Là, des couples s'enlacent, ici une équipe de football travestie se chamaille gentiment pour savoir qui de Pelé, Maradona ou Zizou est le meilleur joueur du monde, tout en arrêtant les passants juste pour parler, échanger et rire.
Sur la pointe d'Ipanema, des pêcheurs pêchent au filet, les enfants se pressent à chaque remontée pour récupérer des sardines données de bon cœur par les hommes à ceux qui veulent. Les cris de surprise, l'analyse d'un poisson par un gamin est toujours aussi touchante, on le sent, on le regarde, on touche ses écailles, avant de le mettre délicatement dans un sac, comme pour ne pas le blesser.
Des jeunes femmes discutent devant ce spectacle, .
Les sons des "Blocos", des chars, des bandes, parviennent sur les fréquences sonores suffisamment puissantes, les basses, quelques pics de médiums.
La nuit se pose comme un libellule sur une terre chaude, elle approche, se pose et continue à battre des ailes jusqu'à s'installer pour un temps, parfois au-delà du lever du jour.
Jours de carnaval
Vers 17h, la Banda de Ipanema commence son tour.
Nous sommes sur la plage du même nom lorsque nous entendons les clameurs s'élever.
L'adrénaline croit petit à petit durant la journée.
Vers 16h, un véritable concert de percussions a inondé la plage d'Ipanema, en face du poste de sauvetage N°9. Il parait que c'est là, entre les postes 9 et 10 que l'environnement est le meilleur, beaucoup de jeunes, de jolies filles. Un peu avant c'est le plage gay, vers le poste 8. On ne peut pas se tromper. Les types qui sont là ne doivent sortir de la salle de sport que pour bronzer, il y a un taux de testostérone incroyable.
Le concert vient en fait d'un appartement situé au 5e étage d'un immeuble donnant sur la plage. Le son se diffuse très bien, c'est vraiment impressionnant. C'est un batucada qui joue, des filles dansent sur le balcon alors que l'on peut deviner un bar à l'intérieur de l'appartement.
Les chanceux de la private party saluent la foule des baigneurs qui leur rendent d'un geste pendulaire du bras.
Le soleil tape un peu moins fort aujourd'hui, il y a un léger voile nuageux qui rend très agréable la promenade le long de l'océan.
Je prends l'habitude de manger du queijo, brochette de fromage grillée dans un petit poil à charbon portable. C'est très bon et typique d'ici.
Les gens sont toujours aussi aimables, sympathiques et simples.
Le carnaval de rue est vraiment puissant en énergie. Il y a de tout dans les rues, les brésiliens et étrangers sont là pour s'amuser, danser, chanter, je remarque peu de gens ivres, c'est une fête très bon enfant, vraiment agréable.
Les guides touristiques (routard etc.) nous rebattent les oreilles au sujet de la dangerosité de Rio, c'est faux, tout simplement. C'est une ville calme à ce niveau là, charmante. On se sent bien partout.
C'est évidemment aussi une question d'attitude. Certaines personnes pourraient même se faire agresser par des moines dans une retraite spirituelle tellement ils manquent de sens commun et d'intelligence de cœur. Bien entendu, le feu aux poudres est vite allumé, comme partout si l'on manque de respect aux gens, si on les juge et les considère selon ses propres critères, trop souvent et immanquablement perturbés par nos filtres culturels.
Un exemple concret : Nous dansons lors d'une fête improvisée sur la plage, il y a du bon son, des filles splendides, de la boisson agréable, une ambiance super. Les hommes Brésiliens sont très directs avec les femmes. Ils abordent facilement, touchent les fesses, tout cela n'est pas forcément du manque de respect, c'est presque de la flatterie. Les femmes répondent souvent en remerciant et en montrant leurs envies, dans un sens ou un autre. Tout ce ci est finalement très simple, spontané et presque courtois dans un sens.
Ce qui n'est pas courtois, c'est de photographier une fille en n'ayant dans son viseur que sa "Bunda", ses fesses. OUi ici les femmes ont de très jolies fesses, très souvent, parce que la danse est dans la coutume, parce qu'elles sont musclées et parce qu'elles assument leur anatomie. Ce qui rend toute personne attractive, est l'amour qu'elle se porte à elle-même.
Les gens ici fonctionnent très peu sur la peur, il faut un peu de temps pour le comprendre et commencer à fonctionner ainsi.
La peur amène la peur, le manque de respect le manque de respect et le danger le danger.
Ce que les guides ne vous expliquent pas, c'est avant tout de ne pas venir avec ses peurs et ses à prioris, car c'est très souvent cela qui crée la situation de conflit.
Le touriste amène finalement la convoitise, le danger, l'intolérance et la violence, qu'ensuite il dénonce en montrant l'autre du doigt. Quelle honte !
Bien sûr, il peut arriver de se faire piquer son sac, comme partout mais je ne parle pas de cela.
Je continue un peu sur ce sujet suite à une rencontre forte.
Déambulation sur Copacabana et rencontre d'un jeune couple. Lui, brésilien, ce qu'on appelle une bonne tête, les yeux rieurs, une bonté naturelle. Elle, est française, blonde, serrée, le genre de décontraction crispée par la culture, comme une fleur ouverte grâce à des écarteurs qui revient bien vite à sa position initiale...
Ils ont une vingtaine d'année, un peu plus.
Nous discutons un peu, cela fait 2 mois qu'elle est là.
Elle commence à critiquer le pays, elle se fait toucher les fesses tout le temps dit-elle, elle ne supporte pas de voir toutes ces filles en mini-short (elle-même en porte un), si près de son chéri, qu'elle souhaite ramener en France comme un trophée, une bête exotique (ça c'est moi qui le dit, pas elle !).
Lui, essaye de la convaincre que le Brésil, c'est chez lui, qu'il aime, qu'il se sent bien. Il souhaite étudier en France, étudier et revenir. La langue lui plaît, le chic des attitudes, la culture aussi.
Alors elle explique que c'est comme ça, qu'ils iront en France dans quelques semaines, il trouvera du travail, va s'inscrire à l'université en septembre et devra oublier le Brésil pour au moins vingt années, le temps d'avoir assez d'argent pour investir à Rio peut-être...
Imaginez le tournant que va prendre la vie de ce jeune homme. Paris, la grisaille, de beaux émerveillements culturels certes, mais une femme castratrice et possessive, une environnement de travail difficile, le racisme, et le manque... le manque de soleil, le manque de joie, le manque des autres.
Aujourd'hui j'ai rencontré un homme qui peut-être va se perdre dans les méandres des chimères occidentales portées par de fraîches veuves noires, incapables de comprendre la complexité de la situation par ethnocentrisme exacerbé.
Je connais cette situation, j'ai moi-même été de ces sauveurs occidentaux croyant offrir une liberté quand bien même elle se situe dans un enfer que nous ne voyons même plus.
Bien entendu ce n'est pas tout. La France offre des tas de choses merveilleuses, mais quand on parle d'essentiel, qui est une chose personnelle à chacun, je crois qu'on n'a pas le droit, par "amour", d'éteindre la lumière dans les yeux de quelqu'un, en essayant de remplacer son essentiel à lui par le nôtre.
C'est l'histoire d'un oiseau qui se prend d'amour pour un vers de terre... l'oiseau suivra le vers, se brisera les ailles pour entrer dans la terre et cherchera par tous les moyens l'air, les paysages et la liberté qu'il aimait tant. Il reste libre, sous terre, espace de liberté des vers...
Nous sommes sur la plage du même nom lorsque nous entendons les clameurs s'élever.
L'adrénaline croit petit à petit durant la journée.
Vers 16h, un véritable concert de percussions a inondé la plage d'Ipanema, en face du poste de sauvetage N°9. Il parait que c'est là, entre les postes 9 et 10 que l'environnement est le meilleur, beaucoup de jeunes, de jolies filles. Un peu avant c'est le plage gay, vers le poste 8. On ne peut pas se tromper. Les types qui sont là ne doivent sortir de la salle de sport que pour bronzer, il y a un taux de testostérone incroyable.
Le concert vient en fait d'un appartement situé au 5e étage d'un immeuble donnant sur la plage. Le son se diffuse très bien, c'est vraiment impressionnant. C'est un batucada qui joue, des filles dansent sur le balcon alors que l'on peut deviner un bar à l'intérieur de l'appartement.
Les chanceux de la private party saluent la foule des baigneurs qui leur rendent d'un geste pendulaire du bras.
Le soleil tape un peu moins fort aujourd'hui, il y a un léger voile nuageux qui rend très agréable la promenade le long de l'océan.
Je prends l'habitude de manger du queijo, brochette de fromage grillée dans un petit poil à charbon portable. C'est très bon et typique d'ici.
Les gens sont toujours aussi aimables, sympathiques et simples.
Le carnaval de rue est vraiment puissant en énergie. Il y a de tout dans les rues, les brésiliens et étrangers sont là pour s'amuser, danser, chanter, je remarque peu de gens ivres, c'est une fête très bon enfant, vraiment agréable.
Les guides touristiques (routard etc.) nous rebattent les oreilles au sujet de la dangerosité de Rio, c'est faux, tout simplement. C'est une ville calme à ce niveau là, charmante. On se sent bien partout.
C'est évidemment aussi une question d'attitude. Certaines personnes pourraient même se faire agresser par des moines dans une retraite spirituelle tellement ils manquent de sens commun et d'intelligence de cœur. Bien entendu, le feu aux poudres est vite allumé, comme partout si l'on manque de respect aux gens, si on les juge et les considère selon ses propres critères, trop souvent et immanquablement perturbés par nos filtres culturels.
Un exemple concret : Nous dansons lors d'une fête improvisée sur la plage, il y a du bon son, des filles splendides, de la boisson agréable, une ambiance super. Les hommes Brésiliens sont très directs avec les femmes. Ils abordent facilement, touchent les fesses, tout cela n'est pas forcément du manque de respect, c'est presque de la flatterie. Les femmes répondent souvent en remerciant et en montrant leurs envies, dans un sens ou un autre. Tout ce ci est finalement très simple, spontané et presque courtois dans un sens.
Ce qui n'est pas courtois, c'est de photographier une fille en n'ayant dans son viseur que sa "Bunda", ses fesses. OUi ici les femmes ont de très jolies fesses, très souvent, parce que la danse est dans la coutume, parce qu'elles sont musclées et parce qu'elles assument leur anatomie. Ce qui rend toute personne attractive, est l'amour qu'elle se porte à elle-même.
Les gens ici fonctionnent très peu sur la peur, il faut un peu de temps pour le comprendre et commencer à fonctionner ainsi.
La peur amène la peur, le manque de respect le manque de respect et le danger le danger.
Ce que les guides ne vous expliquent pas, c'est avant tout de ne pas venir avec ses peurs et ses à prioris, car c'est très souvent cela qui crée la situation de conflit.
Le touriste amène finalement la convoitise, le danger, l'intolérance et la violence, qu'ensuite il dénonce en montrant l'autre du doigt. Quelle honte !
Bien sûr, il peut arriver de se faire piquer son sac, comme partout mais je ne parle pas de cela.
Je continue un peu sur ce sujet suite à une rencontre forte.
Déambulation sur Copacabana et rencontre d'un jeune couple. Lui, brésilien, ce qu'on appelle une bonne tête, les yeux rieurs, une bonté naturelle. Elle, est française, blonde, serrée, le genre de décontraction crispée par la culture, comme une fleur ouverte grâce à des écarteurs qui revient bien vite à sa position initiale...
Ils ont une vingtaine d'année, un peu plus.
Nous discutons un peu, cela fait 2 mois qu'elle est là.
Elle commence à critiquer le pays, elle se fait toucher les fesses tout le temps dit-elle, elle ne supporte pas de voir toutes ces filles en mini-short (elle-même en porte un), si près de son chéri, qu'elle souhaite ramener en France comme un trophée, une bête exotique (ça c'est moi qui le dit, pas elle !).
Lui, essaye de la convaincre que le Brésil, c'est chez lui, qu'il aime, qu'il se sent bien. Il souhaite étudier en France, étudier et revenir. La langue lui plaît, le chic des attitudes, la culture aussi.
Alors elle explique que c'est comme ça, qu'ils iront en France dans quelques semaines, il trouvera du travail, va s'inscrire à l'université en septembre et devra oublier le Brésil pour au moins vingt années, le temps d'avoir assez d'argent pour investir à Rio peut-être...
Imaginez le tournant que va prendre la vie de ce jeune homme. Paris, la grisaille, de beaux émerveillements culturels certes, mais une femme castratrice et possessive, une environnement de travail difficile, le racisme, et le manque... le manque de soleil, le manque de joie, le manque des autres.
Aujourd'hui j'ai rencontré un homme qui peut-être va se perdre dans les méandres des chimères occidentales portées par de fraîches veuves noires, incapables de comprendre la complexité de la situation par ethnocentrisme exacerbé.
Je connais cette situation, j'ai moi-même été de ces sauveurs occidentaux croyant offrir une liberté quand bien même elle se situe dans un enfer que nous ne voyons même plus.
Bien entendu ce n'est pas tout. La France offre des tas de choses merveilleuses, mais quand on parle d'essentiel, qui est une chose personnelle à chacun, je crois qu'on n'a pas le droit, par "amour", d'éteindre la lumière dans les yeux de quelqu'un, en essayant de remplacer son essentiel à lui par le nôtre.
C'est l'histoire d'un oiseau qui se prend d'amour pour un vers de terre... l'oiseau suivra le vers, se brisera les ailles pour entrer dans la terre et cherchera par tous les moyens l'air, les paysages et la liberté qu'il aimait tant. Il reste libre, sous terre, espace de liberté des vers...
samedi 13 février 2010
Rio,
j'arrive à Rio par Sao Paulo, la côte vue d'avion est absolument magnifique, je peux voir Ila Grande, une île paradisiaque parait-il, Bara de Tijuca une langue de sable impressionnante où se tient entre autre, une ancienne forteresse et la résidence du président Lula.
La sortie de l'aéroport est suffoquante, comme chaque fois, dans un pays tropical, la différence entre l'intérieur climatisé et l'extérieur brûlant et humide est sensationnelle. J'aime ce ressenti physique de bienvenue.
Il fait 37° à Rio. Un bus pour Copacabana et je retrouve mon ami Alejandro, rencontré à Buenos Aires, dans l'appartement que nous avons loué pour l'occasion.
Après quelques heures de voyage, dix-sept en tout, je serai content de me poser allongé sur la plage.
Nous cheminons quelques centaines de mètres pour arriver à la plage d'Ipanema, fréquentée par une population plus jeune que celle de Copacabana.
La balade est très sympa, les gens souriant et les fesses des filles rondes.
Nous déjeunons dans un kiosque sur le boulevard de l'Atlantique qui longe Copacabana.
Le soda local est le Guarana, tiré des saveurs du fruits amazonien du même nom, sorte de cerise.C'est très bon.
Quelques brochettes plus tard, dont les fameuses brochettes de Queijo, fromage cuit au barbecue, nous sommes fin prêts pour aller à la rencontre d'Ipanema, autre plage légendaire.
Le sable est incroyablement blanc et chaud, brûlant même, impossible de marcher dessus sans claquettes pour qui n'a pas l'habitude.
La plage est plantée de parasols jaunes en location, le soleil est si fort que j'ai dû, sous les conseils d'une brésilienne, me procurer de l'écran total indice 30 minimum afin de ne pas ressembler à un crabe après cuisson en 15 mn.
J'en pince pour le soleil mais pas au point de me transformer en viande de barbecue ambulante.
L'ambiance est très détendue.
Nous restons là jusqu'au soir, alternant bains et repos.
Nous rentrons tranquillement. L'ambiance du carnaval commence à se sentir, les gens chantent un peu, ce soir c'est le carnaval des enfants, demain commence le vrai carnaval !
Nous nous asseyons un moment pour contempler la joie de vivre des Cariocas (habitants de Rio) en haut de la plage d'Ipanema, juste avant la pointe qui ensuite donne sur Copacabana. Il fait nuit, les gens se baignent, les enfants jouent, c'est un moment très agréable, simple et délicieux.
Là, trois jeunes femmes commencent à nous parler, l'une d'elle Cristina est vraiment très curieuse, extrêmement sympathique, elle pose des tas de questions, s'intéresse à l'endroit d'où nous venons l'un et l'autre. Elles nous invitent ensuite à partager un moment avec elles et d'autres amis présents sur la plage.
Nous rions beaucoup en échangeant sur divers sujets, les voyages, les surnoms, le carnaval. C'est à ce moment que nous apprenons des incontournables à voir demain et que, nous apprenons également qu'il est de tradition de se vêtir en femme pour les hommes... Je demande si c'est dangereux... Il parait que non, mais drôle, oui, très !
Nous nous quittons un peu plus tard en nous disant "hasta mana", à demain pour de nouvelles aventures. Eso é otimo otimo otimo !!
j'arrive à Rio par Sao Paulo, la côte vue d'avion est absolument magnifique, je peux voir Ila Grande, une île paradisiaque parait-il, Bara de Tijuca une langue de sable impressionnante où se tient entre autre, une ancienne forteresse et la résidence du président Lula.
La sortie de l'aéroport est suffoquante, comme chaque fois, dans un pays tropical, la différence entre l'intérieur climatisé et l'extérieur brûlant et humide est sensationnelle. J'aime ce ressenti physique de bienvenue.
Il fait 37° à Rio. Un bus pour Copacabana et je retrouve mon ami Alejandro, rencontré à Buenos Aires, dans l'appartement que nous avons loué pour l'occasion.
Après quelques heures de voyage, dix-sept en tout, je serai content de me poser allongé sur la plage.
Nous cheminons quelques centaines de mètres pour arriver à la plage d'Ipanema, fréquentée par une population plus jeune que celle de Copacabana.
La balade est très sympa, les gens souriant et les fesses des filles rondes.
Nous déjeunons dans un kiosque sur le boulevard de l'Atlantique qui longe Copacabana.
Le soda local est le Guarana, tiré des saveurs du fruits amazonien du même nom, sorte de cerise.C'est très bon.
Quelques brochettes plus tard, dont les fameuses brochettes de Queijo, fromage cuit au barbecue, nous sommes fin prêts pour aller à la rencontre d'Ipanema, autre plage légendaire.
Le sable est incroyablement blanc et chaud, brûlant même, impossible de marcher dessus sans claquettes pour qui n'a pas l'habitude.
La plage est plantée de parasols jaunes en location, le soleil est si fort que j'ai dû, sous les conseils d'une brésilienne, me procurer de l'écran total indice 30 minimum afin de ne pas ressembler à un crabe après cuisson en 15 mn.
J'en pince pour le soleil mais pas au point de me transformer en viande de barbecue ambulante.
L'ambiance est très détendue.
Nous restons là jusqu'au soir, alternant bains et repos.
Nous rentrons tranquillement. L'ambiance du carnaval commence à se sentir, les gens chantent un peu, ce soir c'est le carnaval des enfants, demain commence le vrai carnaval !
Nous nous asseyons un moment pour contempler la joie de vivre des Cariocas (habitants de Rio) en haut de la plage d'Ipanema, juste avant la pointe qui ensuite donne sur Copacabana. Il fait nuit, les gens se baignent, les enfants jouent, c'est un moment très agréable, simple et délicieux.
Là, trois jeunes femmes commencent à nous parler, l'une d'elle Cristina est vraiment très curieuse, extrêmement sympathique, elle pose des tas de questions, s'intéresse à l'endroit d'où nous venons l'un et l'autre. Elles nous invitent ensuite à partager un moment avec elles et d'autres amis présents sur la plage.
Nous rions beaucoup en échangeant sur divers sujets, les voyages, les surnoms, le carnaval. C'est à ce moment que nous apprenons des incontournables à voir demain et que, nous apprenons également qu'il est de tradition de se vêtir en femme pour les hommes... Je demande si c'est dangereux... Il parait que non, mais drôle, oui, très !
Nous nous quittons un peu plus tard en nous disant "hasta mana", à demain pour de nouvelles aventures. Eso é otimo otimo otimo !!
Paris, le froid d'avant l'été
Il neige sur Paris. Le vent cingle, le verglas fait luire des trottoirs souvent trop gris.
Je marche dans la nuit, le foulard jusqu'aux yeux et la casquette vissée sur la tête. Des paillettes tombent du ciel en une fine pluie de reflets. Je marche seul, je marche vite.
Le temps semble suspendu, les autos roulent très lentement, les taxis s'arrêtent pour vider le reste de leurs bouteilles d'eau sur leurs rétroviseurs, la fenêtre ouverte, le souffle court et vaporeux. Le givre reprendra les miroirs en un rien de temps.
Les hommes ne sont plus que des ombres, perdus dans les couches de vêtements, les replis des écharpes, les maladresses dues aux gants.
Je marche pour cette dernière nuit en France, je savoure les arabesques des écritures bien parisiennes sur les devantures des cafés qui ferment justement.
Le métro n'accueille plus de passagers. La température est descendue à 4° sous zéro, la nuit est belle , inodore, fumante et blanche.
Demain, je dormirai dans une coque de métal lancée à 900 km/h au dessus de l'océan, quelles choses incroyables l'homme d'aujourd'hui peut faire !
Je suis désormais au comptoir du terminal 2A de l'aéroport Charles de Gaule. La Trans American Airlines procède à l'enregistrement des bagages et des passagers pour les 3 vols en direction du Brésil qui partent d'ici quelques heures.
Beaucoup de Brésiliens font la queue, j'entends cette langue me ravir les oreilles, avec tous les souvenirs qu'elles charrie, j'entends la voix de Stefani me dire des choses douces en secret... Elle qui ne me parlait qu'un Brésilien ponctué de rires et de sourires interminables. C'est une sensation très étrange une fois de plus, un mélange de vraie joie qui me fait réagir comme un enfant, immédiatement suivi d'un désenchantement cruel, tout cela n'est que souvenirs, cependant ils existent bel et bien.
Je pourrais comparer cela à une caresse d'amour sur la joue, sensuelle, attentionnée et accompagnée d'un regard tendre, précédent immédiatement une opération chirurgicale improvisée sur le visage avec, comme outils de précision, une fourchette, des hameçons, un peu d'essence, du sable diamanté pour essuyer la plaie, tout ceci accompagné d'un regard cynique, narquois et amusé, perçant et sadique. Le ying et le yang, à prendre ensemble !...
Je laisse passer le frisson de l'horreur pour ne garder que la magie. Ce voyage sera sans doute ponctué de ces vagues à surfer...
Les stewards et hôtesses sont très gentils, je retrouve ce trait commun à tous les Brésiliens que je connais. Ce voyage va être un vrai plaisir.
Je marche dans la nuit, le foulard jusqu'aux yeux et la casquette vissée sur la tête. Des paillettes tombent du ciel en une fine pluie de reflets. Je marche seul, je marche vite.
Le temps semble suspendu, les autos roulent très lentement, les taxis s'arrêtent pour vider le reste de leurs bouteilles d'eau sur leurs rétroviseurs, la fenêtre ouverte, le souffle court et vaporeux. Le givre reprendra les miroirs en un rien de temps.
Les hommes ne sont plus que des ombres, perdus dans les couches de vêtements, les replis des écharpes, les maladresses dues aux gants.
Je marche pour cette dernière nuit en France, je savoure les arabesques des écritures bien parisiennes sur les devantures des cafés qui ferment justement.
Le métro n'accueille plus de passagers. La température est descendue à 4° sous zéro, la nuit est belle , inodore, fumante et blanche.
Demain, je dormirai dans une coque de métal lancée à 900 km/h au dessus de l'océan, quelles choses incroyables l'homme d'aujourd'hui peut faire !
Je suis désormais au comptoir du terminal 2A de l'aéroport Charles de Gaule. La Trans American Airlines procède à l'enregistrement des bagages et des passagers pour les 3 vols en direction du Brésil qui partent d'ici quelques heures.
Beaucoup de Brésiliens font la queue, j'entends cette langue me ravir les oreilles, avec tous les souvenirs qu'elles charrie, j'entends la voix de Stefani me dire des choses douces en secret... Elle qui ne me parlait qu'un Brésilien ponctué de rires et de sourires interminables. C'est une sensation très étrange une fois de plus, un mélange de vraie joie qui me fait réagir comme un enfant, immédiatement suivi d'un désenchantement cruel, tout cela n'est que souvenirs, cependant ils existent bel et bien.
Je pourrais comparer cela à une caresse d'amour sur la joue, sensuelle, attentionnée et accompagnée d'un regard tendre, précédent immédiatement une opération chirurgicale improvisée sur le visage avec, comme outils de précision, une fourchette, des hameçons, un peu d'essence, du sable diamanté pour essuyer la plaie, tout ceci accompagné d'un regard cynique, narquois et amusé, perçant et sadique. Le ying et le yang, à prendre ensemble !...
Je laisse passer le frisson de l'horreur pour ne garder que la magie. Ce voyage sera sans doute ponctué de ces vagues à surfer...
Les stewards et hôtesses sont très gentils, je retrouve ce trait commun à tous les Brésiliens que je connais. Ce voyage va être un vrai plaisir.
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Qui êtes-vous ?
- Stef'An
- Formateur et conseil en communication sur mesure. En savoir plus sur mon profil pro Facebook : Stéphane lemaire Leonard Interventions en entreprises et en écoles de commerce : Médias, communication, marketing et rédaction publicitaire, management, accompagnement à l'équilibre des systèmes, communication interpersonnelle et culture générale. Co-fondateur, associé et dirigeant du "Cabinet de curiosité" (Groupe de communication) jusqu'à fin 2008. Féru d'art (Master de l'école des Beaux Arts) et d'histoire (études d'agrégation) ; Passionné d'arts martiaux "d'accompagnement" (Aïkido, Capoeira). Un très fort intérêt pour les croyances et cultes ainsi que les sciences. Diplômé de l'école de massage Thaïlandais de Chiang Maï. Pratique de l'hypnose et auto-hypnose comme outils de reprogrammation mentale. Auteur, je suis également chroniqueur culturel pour "mon œil" de TéléNantes et rédacteur sur suite101.fr Je me consacre également à la conception de programmes culturels trans-médias. Interventions en français, anglais, espagnol, portugais (du Brésil).