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dimanche 3 janvier 2010

Bangkok

Le voyage en avion est agréable jusqu'à Bangkok, si ce n'est qu'il est difficile de dormir, la climatisation est assez forte, il fait frais et les places sont plus exigües que dans l'Airbus A380 qui est réellement un appareil surprenant de confort.
Je discute un peu avec ma voisine, allemande, fort sympathique derrière son look très rebelle, tatouages et piercing.
C'est une artiste, elle fait son quatrième long voyage en Thaïlande.
Nous partirons ensemble de l'aéroport de Bangkok vers le centre-ville. Premièrement, il est toujours mieux de partager le prix de la course en Taxi, de plus Natasha souhaite m'emmener dans un Guest-house de sa connaissance, bien et pas cher, ce qui me va plutôt très bien.
De grandes sculptures accueillent les voyageurs arrivés de vols internationaux au royaume de Siam. Ces sculptures présentent des guerriers très colorés faits de faïence et d'histoire.
L'aéroport est climatisé bien entendu, je porte un jean et des baskets. C'est à l'ouverture des portes du hall vers l'extérieur que je me suis pris une réelle vague de chaleur caressante.
Des gouttes coulent immédiatement le long de mes jambes en commençant par l'arrière des genoux. Mes pieds me brûlent presque instantanément dans des baskets bien fermées.
Un sapin de Noêl clignotte, il est midi ici, bientôt 24 réelles heures que je n'ai pas dormi, je commence à le sentir.




Nous nous engouffrons dans un taxi rose métallisé, les sièges sont couverts de housses en skaï beige à motifs cashmeer, en relief.
Le soleil tape sur le pare-brise arrière de l'auto. Je sens la puissance de ses rayons dans mon cou. C'est agréable.
Le trait lumineux rend les motifs des sièges plus clairs sur le dos du siège passager.
Première chose à acheter, de la crème solaire, que dis-je de la pâte solaire !
Le trafic est fluide sur l'autoroute, il n'en sera pas de même à l'arrivée dans le centre-ville, premier jour de l'an oblige. Malgré la fermeture des boutiques, il y a beaucoup de gens et de passages en ville.
Nous nous arrêtons dans le centre-ville, dans une petite rue piétonne perpendiculaire à une grande artère très bruyante.
Les tuk tuk passent à grande vitesse derrière notre dos, claxonant ce qu'ils peuvent pour se frayer un chemin dans la circulation, clignotant de mille couleurs en feux de stop ou de décoration.





Une bouteille d'eau glacée sera mon premier achat Thaï.
La langue Thaï est très chantée et agréable à mes oreilles. Seules quelques voix féminines énervées transforment cette mélodie en vacarme claquant très aigüe.
La langue se transforme alors en une suite de vocables insupportables, dans des fréquences sonores qui fleurtent avec les ultra-sons. Ces sons sont entrecoupés de cisailles phonétiques impressionnantes de contraste avec le reste.

Je trouve finalement un hôtel qui me plaît en passant devant, pas cher, bien placé.
Une fois de plus je n'ai rien réservé, je fais chaque chose au jour le jour et ça me va bien.
La chambre est vaste, le lit très très large, de quoi coucher 3 personnes aisément.
J'avais le choix d'une chambre climatisée, j'ai préféré une chambre avec un ventilateur et les bruits de la rue montant depuis la fenêtre ouverte.
Pour moi, c'est ça le voyage, ne pas s'enfermer dans son confort et surtout ne pas se couper du monde que l'on souhaite découvrir et goûter.
Il fait 32°, j'aime avoir chaud de la sorte, c'est une sensation qui m'est douce.
Ma peau est moite, chaque mouvement me fait sentir l'air envoyé par le ventilateur tournant.
Le contact de ce petit vent rafraîchit mon corps transpirant.
La nécessité de se couvrir perd complètement son sens, des tongs suffiraient pour ne pas se blesser les pieds et finalement, soyons francs, elles servent surtout, dans un hôtel, à ne pas se ramasser en sortant de la douche sur un sol lisse et mouillé.
Je sors me balader. J'adore faire un tour sans but dans la ville où j'arrive, chaque fois, c'est une sensation d'inconnu formidable.
J'aime me perdre, sentir les odeurs, les effluves de grillades, les parfums d'épices.
Tout ceci ne sent pas toujours très bon, les odeurs d'animaux, d'humains fatigués, de merde et de gaz d'échappement participent de cet effort d'identité particulière.

Je rencontre un homme en scooter qui s'arrête pour me parler, il ne me vend rien , c'est simplement pour échanger. Il est prof d'art et vient de Chiang Mai, plus au nord.
Il me dit de booker mon voyage auprès de la TAT, l'office nationale du tourisme Thai, je dois le faire dès maintenant pour ne pas être pris par le week-end et la fermeture de l'institution durant une semaine, ce sont les vacances ici.
Un tuk tuk passe, il l'arrête et lui donne des instructions pour m'emmener directement à l'office qui ferme dans une heure. Il insiste sur le fait de s'y rendre directement et négocie un prix imbattable pour la course.
Nous partons, le Tuk Tuk stoppe devant une devanture où il est inscrit T.A.T. A l'intérieur, un panneau barre le mur à l'effigie de l'Office du tourisme. J'y suis, enfin je crois y être...

On me saute dessus littéralement, pour me proposer les tours les plus intéressants.
Et puis on me demande mon budget... Ca commence à sentir une drôle d'odeur d'empapaoutage.
Normalement le TAT ne vend rien, là on vend tout, évidemment à des prix imbattables soi-disant mais somme toute plus élevés qu'en réservant les choses seul, avec moins de liberté et dans des endroits proposant des prestations plancher.

On me presse pour acheter un package, il faut faire vite, beaucoup de touristes...
Moi, évidemment plus on me presse, plus ça m'amuse de faire perdre le temps aux gens qui pensent m'abuser, j'aime voir les manières de faire, les rebondissements, les argumentations. Tant que je suis là, autant apprendre sur les ficelles de l'enroulage dans les règles.
Je pars en n'achetant rien. Beaucoup de touristes se font "avoir", même si les tarifs proposés ne sont pas ici exhorbitants, c'est plus l'idée de vendre à tout prix, en ne se souciant pas de ce que souhaite la personne visitant le pays qui est dommage.
Escroquerie, le mot est vite lâché, ceci dit, ces abus de confiance seraient vite évités si les touristes faisaient un peu plus preuve de réflexion et si eux-même s'intéressaient plus à la culture qu'aux plages de sable blanc (ce qui est très bien aussi entendons-nous bien).
Bien sûr, le fait de marquer en gros TAT pourrait être pris comme de l'escroquerie si en dessous n'était pas marqué licence N°..., ceci montre donc le N° de licence de l'entreprise de voyage, licence obtenue auprès du TAT.
Bon évidemment, c'est de la filouterie, la même filouterie présente dans les toutes les petites lignes de nos contrats d'assurance ou des packaging de produits de consommation. Pour un paquet de céréales quelconques :
Ecrit en gros : AVEC DES VRAIES FRAISES
Ecrit en petit, tout petit : contient 0,011g de fraise déshydratée pour 100g...

Les meilleurs fonctionnements restent universels !

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Qui êtes-vous ?

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Formateur et conseil en communication sur mesure. En savoir plus sur mon profil pro Facebook : Stéphane lemaire Leonard Interventions en entreprises et en écoles de commerce : Médias, communication, marketing et rédaction publicitaire, management, accompagnement à l'équilibre des systèmes, communication interpersonnelle et culture générale. Co-fondateur, associé et dirigeant du "Cabinet de curiosité" (Groupe de communication) jusqu'à fin 2008. Féru d'art (Master de l'école des Beaux Arts) et d'histoire (études d'agrégation) ; Passionné d'arts martiaux "d'accompagnement" (Aïkido, Capoeira). Un très fort intérêt pour les croyances et cultes ainsi que les sciences. Diplômé de l'école de massage Thaïlandais de Chiang Maï. Pratique de l'hypnose et auto-hypnose comme outils de reprogrammation mentale. Auteur, je suis également chroniqueur culturel pour "mon œil" de TéléNantes et rédacteur sur suite101.fr Je me consacre également à la conception de programmes culturels trans-médias. Interventions en français, anglais, espagnol, portugais (du Brésil).