L'agora qui s'offre sous mes yeux, enfin plutôt au-dessus, me régale de spectacles fabuleux :
Le premier : une femme qui ne cesse de lâcher ses sacs pour courir après sa petite fille, qui elle, s'amuse à piquer des sprints, tête rentrée dans les épaules. Elle doit avoir deux ans et elle s'amuse à faire courir sa mère après elle. Aujourd'hui c'est sa maman, plus tard, ce seront les garçons, son futur mari, les huissiers peut-être, les impôts c'est sûr, les jours de chagrin, qui, on lui souhaite ne l'a rattraperont que rarement, jusqu'à ce que la dame en noir vienne lui toucher l'épaule pour lui dire simplement dans presque cent années : "C'est terminé, il faut rentrer maintenant et quitter ce corps qui est déjà mort." Oui, c'est aussi rapide que cela !
Le deuxième spectacle, lui est plus trivial et très agréable, composé simplement de jambes. C'est une sorte de symphonie pour esthète du mollet, du talon haut et de la démarche altière, parfumée autant que fière. Un ravissement.
Le troisième spectacle naît en même temps que l'arrivée dans mes écouteurs d'une autre symphonie, celle de Mozart, la 25e en do mineur. Et là, l'espace architectural virevolte au son des violons, les IPN posent les basses, les traverses ponctuent les solos de bandeaux de lumière donnant sur un ciel ensoleillé.
L'avion dans lequel j'aurai l'exclusivité de m'assœir durant 16 heures, décollera dans 120 minutes, autant qu'il reste de batteries à mon fidèle macbook blanc auquel j'ai ajouté une jolie robe rouge. Ça lui donne un air suisse, pays dans lequel j'aurais pu être en train de commencer une vie différente si je n'en avais pas décidé autrement. J'aime ces surprises et les clins d'œil me font sourire. Les chemins, les croisées, les choix à faire, en toute conscience forment aujourd'hui comme un jeu. Il n'en a pas toujours été ainsi.
Quel bonheur de voyager seul !
Je me demande si ce n'est pas une des clés : Apprendre à voyager seul. La vie n'est-elle pas un voyage, où l'on s'évertue à s'accompagner à tout prix de personnes pour éviter de s'accompagner soi-même ?
Et la petite fille repart dans une course éffrénée, tête baissée, l'air malicieux et insouciant...
Simplement à demi allongé sur un sofa en cuir rouge, au milieu de l'aéroport d'Heathrow, à Londres, je savoure l'instant.
Le premier : une femme qui ne cesse de lâcher ses sacs pour courir après sa petite fille, qui elle, s'amuse à piquer des sprints, tête rentrée dans les épaules. Elle doit avoir deux ans et elle s'amuse à faire courir sa mère après elle. Aujourd'hui c'est sa maman, plus tard, ce seront les garçons, son futur mari, les huissiers peut-être, les impôts c'est sûr, les jours de chagrin, qui, on lui souhaite ne l'a rattraperont que rarement, jusqu'à ce que la dame en noir vienne lui toucher l'épaule pour lui dire simplement dans presque cent années : "C'est terminé, il faut rentrer maintenant et quitter ce corps qui est déjà mort." Oui, c'est aussi rapide que cela !
Le deuxième spectacle, lui est plus trivial et très agréable, composé simplement de jambes. C'est une sorte de symphonie pour esthète du mollet, du talon haut et de la démarche altière, parfumée autant que fière. Un ravissement.
Le troisième spectacle naît en même temps que l'arrivée dans mes écouteurs d'une autre symphonie, celle de Mozart, la 25e en do mineur. Et là, l'espace architectural virevolte au son des violons, les IPN posent les basses, les traverses ponctuent les solos de bandeaux de lumière donnant sur un ciel ensoleillé.
L'avion dans lequel j'aurai l'exclusivité de m'assœir durant 16 heures, décollera dans 120 minutes, autant qu'il reste de batteries à mon fidèle macbook blanc auquel j'ai ajouté une jolie robe rouge. Ça lui donne un air suisse, pays dans lequel j'aurais pu être en train de commencer une vie différente si je n'en avais pas décidé autrement. J'aime ces surprises et les clins d'œil me font sourire. Les chemins, les croisées, les choix à faire, en toute conscience forment aujourd'hui comme un jeu. Il n'en a pas toujours été ainsi.
Quel bonheur de voyager seul !
Je me demande si ce n'est pas une des clés : Apprendre à voyager seul. La vie n'est-elle pas un voyage, où l'on s'évertue à s'accompagner à tout prix de personnes pour éviter de s'accompagner soi-même ?
Et la petite fille repart dans une course éffrénée, tête baissée, l'air malicieux et insouciant...

Et ben voilà, t'es parti !
RépondreSupprimerBien parti
Tous tes aïeux morts et vivants t'accompagnent !
leboetlabelle
Bonjour,
RépondreSupprimerJe suis tombée par hasard sur votre blog ....permettez moi de vous dire que je trouve votre style confus , votre récit sans fil conducteur , on ne sait où nous allons ...dommage ! Et quel est l'intérêt de ces grandes envolées assez creuses ?
Cordialement
Laura
Bonjour,
RépondreSupprimerje vous remercie de votre commentaire. :-)
Avons-nous toujours besoin de savoir où nous allons ?
Je dirais que l'intérêt de ces mots est celui qu'on y trouve ou pas.
Certains y seront sensibles, d'autres non, et c'est très bien ainsi.
Je vous remercie encore de votre générosité.
Bien à vous.
Stéphane
stephane, dans ce texinounet, on te reconnait tout a fait! biz!
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