Voilà une heure que l'Airbus A380 flambant neuf d'Emirates Airlines vient de toucher le sol des Emirats Arabes Unis.
J'ai passé le portique de transfert de vol à exactement 00h00. A cette heure de passage à l'an 2010, je retirai ma ceinture pour la mettre dans un bac noir, une manière d'enterrer une année pour se tourner vers une autre.
Des larmes ont coulées, doucement, quelques-unes, je pensais à l'endroit où j'aurai dû être, avec mon amour, si n'était survenu ce malheureux accident où elle a perdu la vie il y a deux mois.
Quelle chance j'ai de pouvoir passer cette fête seul, seul face à mes sentiments, seul face à moi, avec moi, seul et finalement sans me sentir seul, en me sentant simplement "à côté", sereinement.
Bien sûr, on sert un peu les dents lorsque l'on voit des couples se serrer fort, se regarder au fond des yeux avec tout l'amour qui les fait prendre soin l'un de l'autre, on sert les dents une dizaine de secondes par réaction égoïste et puis on a envie de les serrer eux, dans ses bras et de leur dire, profitez !
Dans l'avion, mes voisins étaient Argentins, de Cordoba. Leur petite fille, Illona, était adorable du haut de ces 9 mois. Cela m'a fait du bien de pratiquer mon castillan avec cet accent chuitant que j'aime tant.
Je suis donc en voyage, mais pour une destination opposée à celle de l'Amérique du Sud, comme pour fuir un peu cette réalité insupportable, je parle de la disparition de Stefani, pas du reste.
Je crois que c'est peut-être la première fois que je fuis, un moment pour repartir mieux, j'en ai besoin, j'en suis conscient alors j'assume.
Impressionnant que ce vol 74, au départ de Paris.
Emirates a tout compris à la fidélisation clients et au business.
Tout est parfait, c'est simple, du confort à l'accueil en passant par les prestations à bord, on a presque envie de rester dans l'avion. Le personnel est charmant, la nourriture, un poulet coco, digne des meilleurs restaurants.
Tout va vite, sans précipitation, les enregistrements sont très bien organisés, l'aéroport est immaculé, des prises électriques internationales sont postées un peu partout et très visibles pour permettre à qui le veut de recharger qui de son téléphone, qui de son Laptop, qui de son Ipod pour le prochain vol.
Internet est en libre accès, complètement gratuit. Voilà ce qui est extrêmement plaisant, alors, les gens s'installent tranquillement, consomment dans les différents points de vente, tous donnant sur l'agora centrale, avec possibilité de s'asseoir très confortablement.
Donnez de la liberté et du confort aux gens, ils vous le rendront en business, à coup sûr !
J'aime le voile simple, léger, symbolique des hôtesses d'Emirates Airlines, c'est un attribut vestimentaire extrêmement sensuel, soyeux, lumineux et fin.
Ce voile cache et révèle, accroche la lumière et la diffuse, capte l'attention et la trouble, ce voile est un écran de fumée, suave et parfumé aux effluves agréables et subtiles.
Je trouve l'ambiance dan l'aéroport sereine, paisible.
Le Hub de Dubaï est un véritable florilège de toutes les couleurs de peaux humaines que peut tenir la planète, toutes les langues sont parlées dans les conversations privées, l'anglais seul est privilégié, avec tous les accents possible et imaginables bien sûr, pour les échanges autres.
Ce microcosme est très sympathique parce que dans un environnement protégé et dans un contexte particulier, pas tant le fait que ce soit le soir du nouvel an finalement, mais plutôt parce que nous sommes ici hors du temps, de nuit, en transfert ; je dis nous car bien que voyageant seul, il y a évidemment des milliers de gens dans le même cas.
Je suis parti de Paris avec un climat vraiment particulier, dans des brumes incroyables, un froid humide et pénétrant. Ici, à Dubaï il fait 18°, les nuits sont fraîches dans le désert comparées au 35° de la journée.
Bien sûr l'aéroport est climatisé, il fait bon.
Je vois clignoter des sapins de Noël.
Certaines personnes sont en tongs et short, d'autres en costumes complets européens, tandis que ceux-ci sont tout vêtus d'un blanc qui contraste élégamment avec leur peau sombre et leurs barbes longues.
Des prêtre catholiques croisent des rabbins, des imams.
J'aime ces contrastes, ces politesses, ces respects. Fictifs ? Isolés ? Temporaires ?Réels, ici et maintenant, voilà qui est l'important.
J'ai passé le portique de transfert de vol à exactement 00h00. A cette heure de passage à l'an 2010, je retirai ma ceinture pour la mettre dans un bac noir, une manière d'enterrer une année pour se tourner vers une autre.
Des larmes ont coulées, doucement, quelques-unes, je pensais à l'endroit où j'aurai dû être, avec mon amour, si n'était survenu ce malheureux accident où elle a perdu la vie il y a deux mois.
Quelle chance j'ai de pouvoir passer cette fête seul, seul face à mes sentiments, seul face à moi, avec moi, seul et finalement sans me sentir seul, en me sentant simplement "à côté", sereinement.
Bien sûr, on sert un peu les dents lorsque l'on voit des couples se serrer fort, se regarder au fond des yeux avec tout l'amour qui les fait prendre soin l'un de l'autre, on sert les dents une dizaine de secondes par réaction égoïste et puis on a envie de les serrer eux, dans ses bras et de leur dire, profitez !
Dans l'avion, mes voisins étaient Argentins, de Cordoba. Leur petite fille, Illona, était adorable du haut de ces 9 mois. Cela m'a fait du bien de pratiquer mon castillan avec cet accent chuitant que j'aime tant.
Je suis donc en voyage, mais pour une destination opposée à celle de l'Amérique du Sud, comme pour fuir un peu cette réalité insupportable, je parle de la disparition de Stefani, pas du reste.
Je crois que c'est peut-être la première fois que je fuis, un moment pour repartir mieux, j'en ai besoin, j'en suis conscient alors j'assume.
Impressionnant que ce vol 74, au départ de Paris.
Emirates a tout compris à la fidélisation clients et au business.
Tout est parfait, c'est simple, du confort à l'accueil en passant par les prestations à bord, on a presque envie de rester dans l'avion. Le personnel est charmant, la nourriture, un poulet coco, digne des meilleurs restaurants.
Tout va vite, sans précipitation, les enregistrements sont très bien organisés, l'aéroport est immaculé, des prises électriques internationales sont postées un peu partout et très visibles pour permettre à qui le veut de recharger qui de son téléphone, qui de son Laptop, qui de son Ipod pour le prochain vol.
Internet est en libre accès, complètement gratuit. Voilà ce qui est extrêmement plaisant, alors, les gens s'installent tranquillement, consomment dans les différents points de vente, tous donnant sur l'agora centrale, avec possibilité de s'asseoir très confortablement.
Donnez de la liberté et du confort aux gens, ils vous le rendront en business, à coup sûr !
J'aime le voile simple, léger, symbolique des hôtesses d'Emirates Airlines, c'est un attribut vestimentaire extrêmement sensuel, soyeux, lumineux et fin.
Ce voile cache et révèle, accroche la lumière et la diffuse, capte l'attention et la trouble, ce voile est un écran de fumée, suave et parfumé aux effluves agréables et subtiles.
Je trouve l'ambiance dan l'aéroport sereine, paisible.
Le Hub de Dubaï est un véritable florilège de toutes les couleurs de peaux humaines que peut tenir la planète, toutes les langues sont parlées dans les conversations privées, l'anglais seul est privilégié, avec tous les accents possible et imaginables bien sûr, pour les échanges autres.
Ce microcosme est très sympathique parce que dans un environnement protégé et dans un contexte particulier, pas tant le fait que ce soit le soir du nouvel an finalement, mais plutôt parce que nous sommes ici hors du temps, de nuit, en transfert ; je dis nous car bien que voyageant seul, il y a évidemment des milliers de gens dans le même cas.
Je suis parti de Paris avec un climat vraiment particulier, dans des brumes incroyables, un froid humide et pénétrant. Ici, à Dubaï il fait 18°, les nuits sont fraîches dans le désert comparées au 35° de la journée.
Bien sûr l'aéroport est climatisé, il fait bon.
Je vois clignoter des sapins de Noël.
Certaines personnes sont en tongs et short, d'autres en costumes complets européens, tandis que ceux-ci sont tout vêtus d'un blanc qui contraste élégamment avec leur peau sombre et leurs barbes longues.
Des prêtre catholiques croisent des rabbins, des imams.
J'aime ces contrastes, ces politesses, ces respects. Fictifs ? Isolés ? Temporaires ?Réels, ici et maintenant, voilà qui est l'important.


