Berceau de la culture Inca, ville Puma entre monts et soleil, l'emprunte espagnole est si présente qu'elle exhibe la force de croix, nécessaire à l'écrasement des derniers rois.
Il y a tant d'églises splendides pour évangéliser cette terre, que l'on y perdrait presque une foi simple, respectueuse et sincère.
C'est bien au nom de Dieu que Pizarro a fait tomber les plumes, masqué le soleil, décapité l'ultime roi de l'astre divin, des Incas. La plainte du peuple illuminé perça le ciel de souffrance vive, à en rendre sourd les vivants, à en faire tomber les ailes des anges.
Converti pour ne pas se consumer en flammes, converti pour respecter son corps, ses croyances, Atawallpa saigna le sang de ses ancêtres, de la terre sacrée, du ciel, des lumières et du peuple. Les herbes, le vent, la pluie, le temps recouvrirent en une seconde des centaines d'années de puissance, de culture et de résistance.
Converti pour ne pas se consumer en flammes, converti pour respecter son corps, ses croyances, Atawallpa saigna le sang de ses ancêtres, de la terre sacrée, du ciel, des lumières et du peuple. Les herbes, le vent, la pluie, le temps recouvrirent en une seconde des centaines d'années de puissance, de culture et de résistance.
Par la volonté du démon, du blanc percé d'yeux ronds couleur des eaux, tout disparu en un instant, le lion remplaça le puma, le condor posa à jamais ses ailes de géant sur une terre désormais d'occident. La porte du soleil fût fermée et on jeta la clef du haut d'une montagne sacrée, aujourd'hui mont pelé d'Absalyde.

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