Tango, Bandonéon qui sonne, tanguent mes souvenirs en errance.
Quelques jours avant un départ grisant pour un pays déjà fascinant, tout semble prendre des parfums d'hier, odeurs qui nous transportent lorsqu'on les sent, loin : Parfum d'une femme aimée il y a longtemps ; Caresse du nez de l'herbe coupée nous replongeant dans les dimanches d'enfance de printemps ; Fumet de bosquets humides le long des berges de Loire ; Vent chargé de quelques embruns transportés depuis l'estuaire, si proche, ouvert vers le lointain.
Je chemine calmement sur mon histoire, pas à pas, rythmant les idées qui se bousculent dans une tête couverte d'un béret bien franchouillard, il fait encore frais dans nos contrées ligériennes. Le printemps guette, tapi derrière les nuages de l'hiver qui, installés, ne daignent pas laisser leur place à une nappe bleue de ciel sur des pique-niques attendus et tant aimés.
Un chien léger, fier et humide porte en sa gueule une branche d'arbre et trottine vers son maître.
Le temps s'écoule sur les péniches amarrées. Quels mystères portent ces coques hollandaises ? Quels secrets ont vu naître ces safrans ? Quelles mains les ont caressés ? Des mains calleuses, des mains de petites filles si contentes de tenir la barre du bateau de la famille...
Nantes, la belle Venise de l'ouest, port de chimères supportant les flots des fantasmes les plus fous et des réalités les plus sordides, Nantes ville de mon enfance heureuse, de mon adolescence chevelue, d'affres profonds et de bonheurs indicibles, Nantes je te quitte un temps pour mieux te revenir.
Je chemine calmement sur mon histoire, pas à pas, rythmant les idées qui se bousculent dans une tête couverte d'un béret bien franchouillard, il fait encore frais dans nos contrées ligériennes. Le printemps guette, tapi derrière les nuages de l'hiver qui, installés, ne daignent pas laisser leur place à une nappe bleue de ciel sur des pique-niques attendus et tant aimés.
Un chien léger, fier et humide porte en sa gueule une branche d'arbre et trottine vers son maître.
Le temps s'écoule sur les péniches amarrées. Quels mystères portent ces coques hollandaises ? Quels secrets ont vu naître ces safrans ? Quelles mains les ont caressés ? Des mains calleuses, des mains de petites filles si contentes de tenir la barre du bateau de la famille...
Nantes, la belle Venise de l'ouest, port de chimères supportant les flots des fantasmes les plus fous et des réalités les plus sordides, Nantes ville de mon enfance heureuse, de mon adolescence chevelue, d'affres profonds et de bonheurs indicibles, Nantes je te quitte un temps pour mieux te revenir.

Stéphane, après avoir lu ton texte, tu m'as fais fondre. Je me suis retrouvée ado découvrant les écrits des meilleurs romantiques de la langue française. Te rends-tu compte que tu as une plume égale aux grands? On en redemande...
RépondreSupprimerDanielle H